Chasseurs de pollens Pollin’Air, dans tout le Grand Est

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jeudi 20 mai 2021 - Actualités et Nouveautés

Chaque printemps, la même scène se joue : la majorité s’émerveille devant la nature, qui renaît et s’épanouit, quand quelques personnes ont le nez qui coule, la gorge qui gratte et les yeux qui pleurent. Les pollens présents dans l’air provoquent une réaction défensive de notre corps ; chez les allergiques, la réponse est juste trop forte, quand les pollens ont atteint leurs voies respiratoires. Le but de Pollin’Air est d’anticiper ces réactions, en relevant les périodes de pollinisation, puis d’en informer la population allergique.

« Nous avons deux périodes critiques, relève Marielle Grégori, chargée d’études et coordinatrice du réseau Pollin’Air dans le Grand Est. La pollinisation des bouleaux, fin mars-début avril et celle des graminés, qui intervient entre avril et juin. » Cette événement correspond au mode de fécondation des plantes, quand la plante mâle libère des pollens qui seront portés par le vent jusqu’à une plante femelle.
Dispositif de surveillance sur 24 plantes

Pour Pollin’Air, tout part du jardin botanique Jean-Marie Pelt à Nancy. « Ce dispositif de surveillance comprend 24 plantes allergisantes, explique Marielle Grégori. À partir d’une veille phénologique effectuée toute l’année, nous avons une perception très fine de l’évolution des pollens. Dès le début de la pollinisation, nous informons nos sentinelles. » Ces botanistes, jardiniers, pharmaciens, mais aussi écoles ou EHPAD, inspectent les fleurs  et arbres de leur jardin, relève les pollinisations quand elles commencent dans leur secteur. Toutes les informations sont rassemblées sur une carte par Pollin’Air, ce qui donne une connaissance très précise de la présence des allergisants dans la région. Toutes les plantes n’ont pas le même potentiel allergisant : le bouleau et les graminés sont les plus forts.

Informer le public par une newsletter

Ces quelques 300 botanistes, âgés de 6 à 95 ans et formés par Pollin’Air, livrent des informations précieuses aux 850 personnes informées par la newsletter de Pollin’air. « Les inscrits reçoivent un premier mail quand 3 sentinelles remarquent une pollinisation sur la même espèce de plante, décrit la coordinatrice Grand est. Puis un second quand le phénomène est présent à proximité. Ils peuvent alors adapter leur comportement afin de réduire les symptômes allergiques. » Cela signifie consulter son médecin généraliste, son allergologue ou son pharmacien lors de la première alerte. La seconde correspond à la reprise du traitement préventif contre les allergies.

Adapter son comportement

Au-delà de la solution médicale, des gestes à adopter au quotidien réduisent l’exposition aux pollens et les réactions allergiques. Aérer son habitation le matin ou le soir, éviter de faire sécher son linge dehors lors des pics de pollens, sinon on ramène les particules à l’intérieur, ou fermer les fenêtres en voiture limitent déjà les risques allergiques. Pour les sportifs, il est préférable de courir en matinée ou le soir, quand les pollens sont moins nombreux dans l’air. Et d’éviter certaines zones, champs, bois, notamment lors des périodes de chaleur agrémentée d’un vent fort.

Yves Junger

Photo : AdobeStock

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