Moins de produits locaux dans nos assiettes

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mercredi 25 août 2021 - Actualités et Nouveautés

En 2020, « le producteur s’est rapproché du consommateur », analyse Franck Sander, vice-président de la Chambre d’agriculture. Les systèmes de vente directe connaissent alors un fort succès. L’effet persiste début 2021, quand une partie des commerces doivent garder portes closes. Maintenant que la « vie d’avant » reprend, les habitudes de consommation en font de même. Avec le retour de la vie de bureau et des sorties shopping, une partie de la clientèle des producteurs réduit le temps passé en famille et à cuisinier, et se tourne vers d’autres produits. Et pendant l’Euro de football, la livraison de pizzas est repartie de plus belle. 
En revanche, une bonne partie des clients venus dans les fermes pendant le confinement, convaincus des bienfaits économiques et écologiques de la consommation locale, sont bien restés.

Août-septembre, la belle saison des maraîchers

Quand les filières locales sont menacées, l’agriculteur alsacien peut toujours se raccrocher à la marque Alsace, dont les labels « Savourez l’Alsace » et « Savourez l’Alsace produit du terroir » suscitent un intérêt pérenne auprès du consommateur. La « dynamique positive » observée depuis plus d’un an n’est donc pas complètement retombée. Ce que les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) l’ont bien compris. Elles rassemblent des consommateurs qui s’engagent à acheter des produits de saison auprès de maraîchers locaux. En juillet, leur belle saison commence tout juste : concombres, pêches, melons et tomates se retrouvent déjà sur les marchés du Bas-Rhin. Mais c’est en août-septembre que l’offre est la plus importante, « quand vous avez les légumes d’été et d’automne », commente Vincent Schotter, qui exploite 12 hectares de maraîchage bio dans le Kochersberg.

Des sorties au resto plutôt que des produits bio ?

Les dépenses au restaurant ont repris une part prépondérante dans le budget des familles et des foyers à haut revenu. « Le panier moyen a baissé » observe-t-on à La ruche qui dit oui, à Strasbourg. Et cette baisse est plus particulièrement marquée sur les fruits et légumes frais. L’espoir reste que les nouvelles habitudes, acheter en agriculture bio ou raisonnée, cuisiner soi-même, se poursuivent au-delà de la crise sanitaire. Autour de Strasbourg, on voit beaucoup plus de parcelles agricoles dédiées aux céréales, maïs et blé en tête, qu’au maraîchage. Vincent Schotter a besoin des circuits-courts afin de rentabiliser ses plants de légumes. Mais compte aussi sur un élevage de poules pondeuses pour faire vivre son équipe de 8 salariés. Et attend l’ouverture d’un futur Marché des producteurs à la Manufacture des tabacs, qui pourrait voir le jour en 2023 à Strasbourg.

Texte : Yves Junger
Crédit Photo : AdobeStock

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