Une micro distillerie au Neuhof

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vendredi 1 janvier 2021 - Actualités et Nouveautés

Leur première liqueur, un esprit de malt vieilli en fût de chêne pendant six mois, soit 360 bouteilles commercialisées à l’automne 2019, est à présent écoulée. Une seconde cuvée est en fût, elle sera disponible à partir de l’été 2021. En attendant sa commercialisation, Chloé, Julien, Arnaud et Nicolas, les quatre amis impliqués dans ce projet, proposent un une vodka, un gin et un gin rosa à leur communauté de clients-fans.

La distillerie de Strasbourg, créée en janvier 2019, a vu le jour comme le ferait une startup. « Nous voulions clairement viser une clientèle jeune, urbaine, consommatrice d’alcool aux qualités gustatives affirmées, différents de ceux que l’on trouve en supermarché, explique Arnaud Henry, l‘un des associés. C’est pourquoi produire local et bio est très important pour nous, comme pour nos soutiens. Nous ne proposons que des petites séries, car, disposant d’un local de 75 mètres carrés à la Klebsau au Neuhof, nous ne pouvons pas entasser de grandes quantités de stocks. » L’entreprise a vu le jour suite à une initiative de crowdfunding, qui a permis de réunir 15 000 € et d’acheter le premier alambic, où toutes les liqueurs de la micro distillerie sont préparées.

Apprendre, toujours apprendre…

Sur les quatre entrepreneurs, un seul avait déjà pratiqué la distillation avant de se lancer dans de créer leur propre commerce. Ils ont dû passer une année à se renseigner, sur les méthodes, le fonctionnement des appareils, les taxes sur les spiritueux… « Nicolas a suivi plusieurs formations en 2019, afin d’apporter un véritable savoir-faire en terme de distillation dans l’équipe, raconte Arnaud Henry. Le partenariat avec la brasserie Bendorf, lors de la création de nos premiers alcool, puis avec l’entreprise Müller où nous avons acheté l’alambic ont été des moments très riches en échanges et en progrès, de notre côté. »

Préserver l’originalité

Ce ne sont pas seulement ses qualités gustatives, mais l’ensemble du produit qui répond à une idée revendiquée de l’originalité. Chaque bouteille de liqueur doit pouvoir être appréciée « à la vue, à l’odorat et au goût. » La richesse en aromates est garantie par des produits achetés aux Jardins de la Montagne Verte, une entreprise de maraîchage bio, et en circuit court. La matière première est donc toujours issue de l’agriculture biologique et locale. Cette « équipe de choc », comme se définissent ces entrepreneurs,  commande de plus ses étiquettes chez l’artiste-tatoueuse strasbourgeoise AnK von Annika, pour un résultat unique. Reste à ce petit groupe à éduquer les goûts des consommateurs, et leur apprendre à savourer les alcools fort (45° pour le gin, par exemple). « Ces produits véhiculent parfois une image négative, liée à la consommation dans les boîtes de nuit, à l’excès aussi, regrette Arnaud Henry. Nous souhaitons apporter une réelle approche gustative, liée aux aromates que nous utilisons. » En plus des ventes via son site internet, la petite entreprise s’est liée avec partenaires revendeurs, dans un secteur qui s’étend de Munster à Haguenau.

Yves Junger

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