Des chiens, et beaucoup d’humanité
Au cœur du dernier livre de Denis Hergott
Avec “Des nouvelles de mon chien”, l’auteur signe un recueil tendre, drôle et sensible.
L’ouvrage bénéficie d’une préface de Peter May, l’écrivain écossais de renommée internationale.

À l’origine de ce livre, il y a Indy. Le chien de Denis Hergott et de son épouse Noëlle, un berger écossais disparu il y a quatre ans. Une perte douloureuse, comme le savent tous ceux qui ont un jour partagé leur quotidien avec un animal. Pourtant Des nouvelles de mon chien, paru aux Éditions Les passagères, n’est ni un livre triste, ni un hommage pesant. Bien au contraire ! Ce recueil de 17 nouvelles avance à hauteur de tendresse, avec humour, malice et émotion retenue. 
Un auteur au parcours singulier
Denis Hergott, romancier, nouvelliste et photographe à ses heures, poursuit depuis plus de trente ans un parcours d’écriture singulier. Né en 1962 dans un village de Moselle, à la frontière du Bas-Rhin, il entretient depuis toujours un lien naturel avec l’Alsace. Formé à l’École des Beaux-Arts de Metz, il a longtemps travaillé dans la publicité et les arts graphiques, tout en développant une œuvre personnelle mêlant romans, nouvelles, livres photographiques et bande dessinée.
Habitué des salons du livre, notamment en Alsace, il exerce également, depuis 2023, comme biographe familial, accompagnant chacun dans la transmission de son histoire, une dimension humaine très présente dans Des nouvelles de mon chien.
Un livre qui parle à tous

Des nouvelles de mon chien ne s’adresse pas uniquement à celles et ceux qui aiment les chiens. Il parle plus largement du lien, de l’absence, de la consolation, de la fidélité et de cette façon qu’ont parfois certains êtres de laisser en nous une empreinte plus forte que les mots. Derrière les chiens, il y a des vies, des familles, des transmissions, des blessures anciennes et des fidélités tenaces.
Des thèmes qui s’inscrivent dans des lieux et des contextes que l’auteur connaît bien : la Moselle, ses villages, ses paysages, son histoire. C’est notamment le cas de “Schtrouppi”, une nouvelle située à Givricourt, près d’Albestroff, qui convoque en arrière-plan la guerre de 1939-1945. À travers ce récit affleure tout un passé commun à la Moselle et à l’Alsace : celui des frontières mouvantes et des identités bousculées.
Entre l’Est intime et le souffle de l’Écosse

Si Denis Hergott est attaché à son ancrage local, un certain nombre de récits font directement allusion à l’Écosse. Une terre de cœur pour l’auteur, qui la fréquente depuis des années et s’y est même marié.
L’un de ses précédents récits, Scottish Blues, disait déjà cet attachement profond aux Highlands, à leur mystère et à leur pouvoir d’évocation. Cette passion affleure de nouveau dans Des nouvelles de mon chien et participe à l’imaginaire de ce recueil.
Peter May, une préface écossaise
Autre moment fort de cette publication : la préface signée Peter May. L’auteur écossais, mondialement connu pour sa trilogie de Lewis, est depuis longtemps l’une des plumes favorites de Denis Hergott. Qu’un écrivain de cette stature ait accepté d’accompagner le livre donne à sa parution un relief tout à fait exceptionnel.

Peter May partage lui aussi son quotidien avec un chien, Daftie, ce qui éclaire sans doute la sensibilité avec laquelle il a accueilli ce recueil, traversé par les liens subtils entre les chiens et les humains.
«Des nouvelles de mon chien»
de Denis Hergott, préface de Peter May.
Éditions Les passagères
Informations pratiques : www.denishergott.com
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